La dynamique des écosystèmes est constamment bousculée et modifiée par les perturbations naturelles : feux, épidémies d'insectes, maladies, chablis, verglas et dépérissements. Ces événements peuvent tuer les arbres sur des superficies pouvant atteindre plusieurs milliers de kilomètres carrés.
Les perturbations modifient les conditions environnementales (libération d'éléments nutritifs, conditions de luminosité et d'humidité, etc.) qui prévalent à l'intérieur de l'écosystème. Un processus de succession secondaire, qui implique l'installation d'un nouveau peuplement, de la même essence ou d'essence différente, s'ensuit.
Les perturbations naturelles à l'origine des successions secondaires varient par leur fréquence, leur sévérité, par les superficies qu'elles touchent et aussi par les changements qu'elles entraînent dans les écosystèmes. En plus de grandes ouvertures à l'intérieur du couvert forestier, une perturbation peut provoquer, par exemple, une accumulation de débris au sol, des changements dans la quantité ou la qualité de l'eau, une perte de matière organique, etc. Tous ces facteurs influencent la régénération et les espèces qui constitueront le nouveau peuplement.
L'étude des perturbations naturelles permet de mieux comprendre les conséquences des activités humaines sur les écosystèmes forestiers. Certaines perturbations d'origine humaine, comme les coupes forestières, peuvent provoquer des impacts semblables à ceux causés par les perturbations naturelles.
De plus en plus, les aménagistes planifient les coupes forestières en s'inspirant des événements naturels. De cette façon, on facilite la régénération naturelle et on peut réduire les impacts négatifs sur la succession secondaire. Puisque la forêt est aujourd'hui considérée comme une ressource à vocation non seulement économique, mais aussi sociale et écologique, on uvre à préserver les écosystèmes et à assurer leur renouvellement, au bénéfice des générations futures.